L'AOC de Chinon

L'AOC regroupe 2350 hectares sur dix-neuf communes. L'installation des cultures date de l'époque gallo-romaine. Aujourd'hui, le cépage du Chinon est le cabernet Franc, issu du Bordelais.

La vigne s'étale sur l'interfluve en amont de la confluence entre la Loire et la Vienne, ainsi que sur la rive gauche de la Vienne, du Véron à l'Ile-Bouchard. Morphologiquement, c'est une zone déprimée sur un dôme anticlinal, faillé au sud et à l'est : l'inversion de relief est évidente. L'érosion par les cours d'eau a entaillé la série tourangelle jusqu'au cénomanien, fortement déblayé à cause de sa consistance meuble, sableuse.

La disposition du paysage est classique avec les plaines alluviales récentes planes, vers 30 mètres d'altitude, un premier étagement formé par les très basses terrasses de la Loire et de la Vienne, des coteaux plus ou moins marqués, peu pentus et des collines ou croupes de 100 mètres d'altitude, les puys du Chinonais, buttes calcaires dominant les vallées, et du Véron, plus hauts.

AOC Chinon :
- Décret d'AOC : 1937.
- 2350 ha répartis sur 18 communes.
- 1 cépage rouge : cabernet franc (+1% de cabernet sauvignon, mais 10% tolérés), 1 cépage blanc : chenin (2%).
- 3 grand types de Terroirs : terrasses alluviales, coteaux calcaires, sols d'argiles à silex et sables.
- Rendement : 55 hl/ha (rendement butoir : 67 hl/ha pour le rouge, 69 hl/ha pour le blanc).
- Titre alcoométrique naturel minimum : 10,5% pour le rouge, 10% pour le blanc (13% maximum après enrichissement).

Sol :
Situé près de Tours, l’aire d’appellation Chinon s’étend sur 18 communes. Les vignes sont exposées sur différents terroirs : l’INRA en a déterminé 51, plusieurs types de sols en découlent, plusieurs chinons aussi. Pour simplifier, on rencontre à Chinon une succession de trois grands types de sols :

  • D’abord les terrasses alluviales (anciennes et récentes) des bords de la Vienne, composées de graves et de sables ;
  • Puis les coteaux et les buttes calcaires du Turonien (tuffeau jaune) situés en bordure des axes fluviaux ;
  • Enfin les plateaux et buttes constitués essentiellement d’argiles à silex et de sables (Sénonien).
  • Cépage :
    Le rouge et le rosé proviennent quasi exclusivement du cépage star : le Cabernet Franc, appelé également Breton, même si le Cabernet Sauvignon est autorisé dans la limite de 10% de l’encépagement.
    Le blanc est issu du Chenin, appelé également Pineau de Loire.

    Dégustation :
    - Le Chinon Rouge :
    la gamme s’étend des vins légers et friands aux vins structurés et puissants, on peut trouver des chinons jeunes et profonds, ou de garde et fruités, etc., tous ont en commun le fruit, la fraîcheur, un coté aérien, léger, digeste, des tanins souples.

    Leur robe :
    aux reflets pourpres toujours intense part de la cerise jusqu’au violet dense.

    Au nez :
    c’est un festival de fruits rouges ou noirs (fraise, framboise, cerise, groseille, mûre, cassis...), évoluant peu à peu vers les fruits confits (pruneaux...), les épices douces (cannelle, vanille, cardamome...) et le gibier (cuir, fourrure...).

    En bouche :
    souples ou corsés, ils apprécient toujours une mise en scène gourmande, qu’elle soit simple ou sophistiquée.

    Température de service :
    14-15°C pour les jeunes, 16-17°C s’ils ont de l’âge. Il est recommandé de les carafer, afin d’assouplir les premiers et de décanter et épanouir les seconds.

    Potentiel de garde :
    Selon leur type, les Chinon atteignent leur maturité entre 2 et 5 ans ou entre 10 et 20 ans.

    - Le Chinon Rosé :
    sa couleur va du saumon très pâle au rose intense, au nez il évoque pêche, litchi, rose, pomelo et petits fruits rouges, sa bouche est fraîche.

    - Le Chinon Blanc :
    est un « vin de taffetas » très minéral, à la robe d’or pâle, au nez d’agrumes et floral, à la bouche complexe et gourmande.